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Index de l'article
Historique
I . INTRODUCTION
II. HISTOIRE DE L’UNIVERSITE D’ALGER ET DE LA BIBLIOTHEQUE UNIVERSITAIRE
III. L’INCENDIE
IV. LA RECONSTITUTION DE LA BIBLIOTHEQUE UNIVERSITAIRE APRÈS L’INCENDIE
V. CONCLUSION
BIBLIOGRAPHIE
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V. CONCLUSION :

            « 1962. Pour l’Algerie c’est l’an 1 de la Liberté reconquise mais à quel prix et dans quelles conditions !

             Les tâches de l’esprit qui sont œuvres de paix, comment auraient elles pu fleurir dans ces ruines, sur ce charnier ou git la mémoire collective. Les images qui passent devant les yeux, quand on évoque l’enseignement Supérieur et la culture en Algerie pendant l’année 1962 ce sont des images de déstruction et de mort : Ecoles Incendiées, instituteurs assassinées, abbatus au seuil de leurs écoles, les bibliotheques détruite, les archives et livres transféres et la Bibliotheque Universitaire « fleuron de la Mission civilisatrice »  détruite par cela même qui se vantaient d’avoir « apporté la civilisation à un pays inculte » . et sur les murs d’Alger ces graffittis : » Plus que le pain,l’instruction est une nécessité » et Monsieur Benkhedda , président du GPRA en visite à la Bibliotheque ces mots humbles « … Assurer une rentrée scolaire et universitaire devant un tel chaos fut notre premier défit et nous l’avons relever… »

            La Bibliotheque universitaire entraina dans sa destruction, l’indispensable outil de travail nécéssaire à toute civilisation, à toute nation, à tout être : le livre ! des milliers d’ouvrages partirent en fumée. Grâce à l’aide internationale et à la volonté humaine, la Bibliotheque fut « reconstruite » et « reconstituée »

Comment peut on mesurer son action et ses résultats  et les évaluer ? Il est dit que « l’élement essentiel pour mesuer et évaluer un etablissement c’est son produit. Est-ce qu’il produit ce qu’il était appellé à produire et est ce que sonproduit correspond aux besoins de ses clients » (82  )

            La reconstitution de la Bibliotheuqe  universitaire d’Alger a apporté quelques changements au niveau du systéme hérité, mais l’institution gardera des anciennes structures.

            50 ans après sa reconstruction, la capacité de stokage de la Bibliotheque est saturé. La reconstitution a rationaliser chaque parcelle de l’espace, occuper le plus possible de terrain, mais elle se trouve toujours confronté au même probléme d’avant l’incendie : l’espace Pour eviter l’ettouffement de cette institution, des solutions se presentent à la Bibliotheque et succeptible de lui donner ce second souffle :

1.- Le dépôts des collections

            Peu ou pas utilisées soit à cause de leur fiabilité ou en l'absence de lecteurs (en 1982, une décision du Conseil scientifique de l'Université d'Alger interdit l’accès aux étudiants de première année de toutes les disciplines et à tous les étudiants des disciplines scientifiques et technique) dans les locaux des bibliothèques spécialisées. L’opération ne coûtera qu'un minimum de travail et de temps, les fonds étant regroupés pax discipline au niveau des magasins et au niveau des fichiers chaque discipline est déterminée par une couleur. 

2.- Bibliotheque dépôt

            Par la construction des locaux, une institution dépôt qui se charge de leur centralisation (Aux Etats-unis, une centralisation poussée a réalisée au Midwest Inter Library Center qui groupe les collections peu utilisées de 16 universités (83). Mais cette solution nécessite tout une structure avec ses composants humaines et techniques et semble à l’état actuelle de la bibliothéconomie en Algérie, une solution utopique.

            Certains documents passant par le circuit normal du livre, occupent un espace très important dans les rayons, et nécessite beaucoup de temps pour leur traitement. Ces documents reçues en dons ou en échanges surtout, sont inexploités soit parce qu’ils sont traités en une langue étrangère peu utilisée dans nos universités, soit parce qu'il ne répondent plus aux besoins des disciplines enseignées.  La bibliothèque universitaire d'Alger peut à l'instar des bibliothèques étrangères, leur demander de ne plus envoyer à la bibliothèque leurs publications, faute de place aux magasins.

3.- Bibliothèque de recherches:

            Cette troisième solution limitera le nombre de lecteurs et par conséquent décidera de la politique d’acquisition.  Dans une déclaration au quotidien national « Al-chaab » du 5 janvier 1983, le Vice-recteur de l'Université d'Alger annonça la « décision de l'université de faire de la bibliothèque universitaire une bibliothèque de recherche ouverte uniquement aux étudiants de la Post graduation et plus, » mais cette solution aussi nécessite une organisation ou réorganisation de toute les bibliothèques de l'enseignement supérieur.

            Enfin et en dernière solution: l'octrois de la bibliothèque universitaire d’Alger des  locaux situés au-dessus de ses bureaux et en extension à la salle de Médecine (locaux appartenant initialement à la faculté de Droit et aujourd'hui à l'Institut des Sciences Economiques), ainsi que les locaux situé à l'aile de « Botanique », à l'aile droite de la bibliothèque.  Le réaménagement de ces locaux permettra à la bibliothèque universitaire une dernière extension qui sera d’un apport considérable.

Au niveau de la reconstitution des fonds:  

            L’Etat de l'ancien fichier exige impérieusement une réorganisation rapide afin d'éviter la perte de temps des usagers, éviter « le bruit » dans les informations et gagner de la place.  Pour l'entreprendre, il faut une révision complète et sérieuse de tout le fond d’avant l'incendie.  Grâce à cette opération de réorganisation, on pourra:  

 

  • Mettre en place de nouveaux registres d'entrée des anciens ouvrages pour remplacer les classeurs qui ont été fait durant le recollement de 1962-1964 et qui ne portant que le numéro d'inventaire.
  • Signaler les ouverts récupérés ou réacquis après l'incendie (généralement ces ouvrages ne réintègrent plus leur ancien numéro) et rectifier les informations qui recensent les ouvrages brûlés ou détruits par tranche numérique.

            L'Institut de bibliothéconomie et des sciences documentaires, dans le cadre des mémoire de fin de licence, en collaborant avec la bibliothèque universitaire, pourra apporté sa contribution en proposant des études bibliométriques par fonds, comme thème de mémoire de fin de licence aux étudiants.  Cette révision permettra à la bibliothèque d'avoir un aperçu exact des lacunes.  Elle sera un bon moyen de remédier à des erreurs qui se sont glissés soit dans la tenue des fichiers soit dans les registres inventaires ou magasins.  Il est vrai que c'est un travail qui devrait être fait depuis longtemps (en 1984, deux bibliothécaires ont fait un travail de ce genre en traitant un fonds spécial, cartes, ouvrages, ce qui leur a permis de rectifier certaines lacunes au niveau des magasins en réintégrant certains cotes à leurs places au niveau des rayons et au niveau des fichiers en introduisant de nouvelles informations. Mais  si on impute l'absence de ce travail au manque de personnel qualifié durant la longue période de 1964 à nos jours, aujourd'hui cette excuse n’est plus valable vu le nombre de personnes formant le personnel scientifique, la priorité de travail également n'est plus un argument. Néanmoins, l’opération exige beaucoup de temps, d'haleine et de sérieux. 

            Est ce que la bibliothèque universitaire, après sa reconstitution répond aux besoins de l'enseignement supérieur?.Est ce queue produit ce qu'elle était a produire?.  Et y a t-il une satisfaction de la part des usagers?  Il est dit que "l'avenir des bibliothèques universitaires dépend de sa capacité à maîtriser la technologie qu'elle a en main et que nous prévoyons avoir en fonction d'un but commun de contrôle bibliographique national et international, à une échelle qui permettra l'accès à un corps toujours croissant d'informations actuellement à l’intérieur et à l'extérieur des bibliothèques (84).  

           Pour répondre à cette question, d'autres travaux nous le dirons, mais n'empêche faute de structures et grâce à ses fonds et son passé, la bibliothèque universitaire d'Alger continu d'être ce phare qui attire de l'intérieur comme de l'extérieur du pays un nombre impressionnant de lecteurs, qui déjà constituent une réponse à son évaluation.



 

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