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Index de l'article
Historique
I . INTRODUCTION
II. HISTOIRE DE L’UNIVERSITE D’ALGER ET DE LA BIBLIOTHEQUE UNIVERSITAIRE
III. L’INCENDIE
IV. LA RECONSTITUTION DE LA BIBLIOTHEQUE UNIVERSITAIRE APRÈS L’INCENDIE
V. CONCLUSION
BIBLIOGRAPHIE
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IV. LA RECONSTITUTION DE LA BIBLIOTHEQUE UNIVERSITAIRE APRÈS L’INCENDIE

« … Nous-ne saurons dire qu'une nation a détruit  et qu'une autre a construit,

mais nous dirons seulement que le vandalisme a détruit et que la  civilisation a construit …»

                                                                       Ahmed TALEB-IBRAHIMI .

                                                                      Ministre de l'éducation nationale

a l'occasion de l'inauguration de la B.U..

                « Les murs calcinés et les trouées béantes de l'étage ou se trouvait la bibliothèque , me laisse tout les matins lorsque. je passe rue DIDOUCHE Mourad (anciennement Rue D’Isly) devant l'université, une impression de malaise. C’est .encore la guerre ici mais  lorsque j'ai pénétré à  l'intérieur du bâtiment, c'est une sensation toute contraire que j’ai eu : ici l'on travaille, ici l'on construit, c'est la paix » (63) .

               Quelques trois semaines après l'incendie, le personnel algérien reprit son travail répondant à l'appel du gouvernement algérien . II n’y a plus ne danger, l'organisation fasciste O.A.S. n'est plus qu'un mauvais souvenir .qui laisse cet arrière goût de  vomi,  que l’on essaye, que l'on veut oublier et l'université d’Alger est sous la surveillance et le contrôle des troupes de l'armée nationale.

       Le personnel algérien, désolé, ne savait par ou commencer, des livres pourrissaientdans l'eau, des livres « a demi brûlés se consumaient, des feuilles volantes, des pages collées entre elles, irrécupérables, inutilisables « II faut repartir a zéro, a déclaré Mlle.FRANCES, bibliothécaire, il faudra au moins deux  ans pour reconstruire en allant vite, dix ans pour reconstituer une collection II n'y a pas une minute a perdre » (64).  

                  Il fallait faire vite, sauver le maximum d ' ouvrages, le papier au contact de l'eau pourrit très vite, le pays a « besoin de cadres et la première rentrée universitaire de l'Algérie libre est dans deux mois . Et ce personnel, désarmé, seul, sans une personne qualifié pour diriger les opérations,  prendre les initiatives, faisait ce qu'il pensait être juste. Ce fut alors le commencement de l'extraordinaire travail Une nouvelle épopée et une nouvelle légende allait naître  à la mesure des dégâts et du défi . La bibliothèque était leur, et nous ne pouvons leur rendre hommage ici tellement il paraîtra infime par rapport au magnifique travail qu'ils ont fait.

                 Dans les recoins des magasins, les rayons en bois se consumaient encore-et un simple souffle de vent de mois de Juillet pouvait attiser ces braises II fallait écarter tout danger, il .fallait tout vérifier, coin par coin, un sceau  d'eau à la main II est vrai «  qu'avec une seule lance et beaucoup de « négligence » ,un pompier ne peut mener a « bien sa mission ! »

               On procédait au grand nettoyage, on ,jetait,  on récupérait des. ouvrages, des feuilles volantes…Dans l'esprit des gens incultes, redevenus indépendants, tout pouvait servir : une chaise, un bureau, pouvaient être réparés, une feuille volante intégrée,  les gens de la Protection civile jetaient tout dans les camions et d’autres montaient. sur les « bennes » pour redescendre des tas de choses entre-les mains. Un fonctionnaire se souvient avoir récupérer des registres à moitié détériorés par l'eau et le feu. Il se souvient également d'un tiroir du fichier qu’il n’a pu récupérer .

              Puis les  magasiniers ont eu l'idée de faire sortir les livres de ce qui reste des magasins et les faire « sécher »  se faisant aider par le personnel de l’université.

             La grande cours de l’université et les terrasses étaient  « tapissées » de livres exposés au soleil. C’était ce qu'ils appelaient « le déséchage « .

               Parallèlement a cette opération, on déblayaient le terrain, on faisait évacuer l'eau des magasins  du sous sol : balais et  chiffons, pantalons, chemises servant de serpillières  entre les mains, torses nus, pantalons retrousses.

                Quelques semaines après une ancienne bibliothécaire rejoignera le groupe pour essayer de les aider dans  ces travaux : «  un travail affolant, il faut d’abord que nous sachions quel est le bilan exact dés dégâts : Pour les livres brûlés, c’est assez facile, ils ont complètement disparus mais il y  a cent trente mille 130.000  livres qui se trouvaient dans les magasins sous la salle de lecture et qui ont été  « détruits » par les lances à incendie. Ils sont en train  de pourrir, il faudra des années pour inventorier tout ça «  (65)  «  On ne peut pas s’arrêter  sur les destructions et ne rien faire en attendant que nous ayant reconstitué les Fonds. Il faut partir des réalités et de ce qui nous reste. L’important actuellement est de sauver les livres qui n’ont pas été brûlés« (66)  

               Telles étaient  les préoccupations premières en cette aube de la reconstitution et de la reconstruction de la Bibliothèque . Le travail n’est qu’à ses débuts e-t déjà, des enseignants remettent à la bibliothèque les fonds de leur bibliothèques personnelles en dons. C'est en général ce qui se passa et ce qui fut fait les premières semaines.

               La  reconstitution de la bibliothèque  commença avec ce premier geste  de ce magasinier qui désolé, les larmes plein les yeux prit  respectueusement ce morceau  de papier à demi calciné pour le mettre dans un coin se disant qu’il peut servir et se termina  officiellement un 12 avril 1968. Elle s’est faite en deux voie parallèle : Le travail sur place que nous verrons plus loin et le travail du Comité International pour la Reconstitution de la Bibliothèque universitaire (C.I.R.B.U.A.) comité détaché de la B.U. mais travaillant en étroite collaboration avec elle car  il travaillait pour elle.

 1.-  Le C.I.R.B.U.A.(Comité International pour la Reconstitution de la Bibliotheque Universitaire d’Alger)

     Dans un communiqué signé par M. Mahmoud BOUAYAD, administrateur de la Bibliothèque Nationale et publié dans les quotidiens du  15.11.1962 , on pouvait lire : » Un comité international pour la reconstitution de la Bibliothèque de l’Université d’Alger est en voie de création. Toutes les personnes intéressés par la question ou ayant déjà prit des initiatives dans ce sens, ; sont priés de se mettre en relation avec Monsieur BOUAYAD, administrateur de la Bibliothèque nationale que Monsieur le ministre de l’éducation nationale a chargé de la formation de ce comité. Dés sa formation, le comité lancera un appel au peuple  algérien et à l’aide internationale pour la reconstruction  des bâtiments de la bibliothèque , la reconstitution de ses fonds, l’équipement de la salle de lecture et des magasins,… »

        Il fallait un comité de ce genre. Un comité qui dirige, organise et surtout coordonne et centralise les efforts des gens de tout part qui commençaient à envoyer des dons. Voilà déjà un mois  (15.10.1962) que l’Algérie a adhéré à l’Organisation des Nations unies pour la science et la culture (UNESCO) et voilà presque vingt jours que la Bibliothèque a reçu un don de « Mille 1000 livres du professeur EMERIT » (64)

       Le mercredi 19 décembre 1962 à 18 heures, au siége de la Bibliothèque Nationale, le Bureau du Comité internationale  pour la reconstitution de la Bibliothèque universitaire fut constitué. Il se compose de :

  • Président : Monsieur BOUAYAD Mahmoud, Administrateur de la Bibliothèque Nationale.
  • Vice président : Monsieur Nour-eddine SKANDER : Attaché de cabinet auprès de Monsieur le Ministre de l’Education nationale.
  • Secrétaire général : Monsieur Jean SENAC, Ecrivain 
  • Secrétaire adjoint : Mlle. Jeanne Marie FRANCES. Bibliothécaire à la B.U.Alger
  • Trésoriers : Madame Samira SALAH-BEY. Député, membre de la commission de l’éducation nationale.
  • Chargé des relations extérieures et représentant de l’Université : Monsieur Saad Edine BENCHENEB  Professeur
  • Chargé des relations intérieur et des relations avec l’UGEMA : Mustapha HARTRATI. Membre de l’UGEMA.

      Le Comité est placé sous le haut patronage de Monsieur le ministre de l’Education Nationale. Tout ses membres sont de n,ationalité algérienne et représentent tout les secteurs de la culture et de la science.  

     Le 21 décembre  1962, à 17.30, à la B.N. d’Alger était convoqué pour entendre l’ouverture solennelle  de la campagne internationale pour la reconstruction et la reconstitution de la B.U. et la présentation du bureau  part Monsieur le ministre, qui après  avoir fait  état des dégâts subit par la Bibliothèque, déclarait entre autre : » Un travail de longue haleine aussi difficile qu’exaltant nous attend et le comité prévu  que  j’ai l’insigne honneur aujourd’hui , d’annoncer solennellement la naissance du bureau nationale, premier noyau de ce que sera le futur comité dénommé » officiellement « C.I.R.B.U.A. » , comité appelé à être élargi et qui groupera  en son sein des membres actifs et honoraires aussi bien algériens qu’étrangers .

     Dans sa déclaration, monsieur le Ministre lança un appel aux intellectuels algériens et anciens étudiants « pour les convier à participer de la manière la plus efficace à l’action du bureau «  Ainsi le C.I.R.B.UJ.A est né.

        Le 20 décembre 1962, le président  du comité lance un appel aux premiers concernés : Les étudiants algériens, réitérant l’appel de monsieur le Ministre : « … Vous allez vous rendre dans vos familles pour ces prochains congés scolaires. Expliquez à vos amis, à vos connaissances, surtout dans les milieux intellectuels, le sens de cette compagne, la nécessité de la reconstitution de cette bibliothèque, outil indispensable pour l’enseignement supérieur et la formation de nos cadres. Essayez d’organiser dans chaque régions des comités locaux qui prendront toutes les initiatives (galas, rencontres sportive ect…) pour venir en aide au C.I.R.B.U.A., récupérez le plus d’adhésion possible au comité (membres actifs 50N.F., membres bienfaiteurs 250 N.F., étudiants et lycées 05 N.F.), c’est pour vous , c’est pour nous, pour nos enfants que cette bibliothèque doit être reconstruite… » (67)

     Statut du C.I.R.B.U.A. : Le comité fondé officiellement le 21.12.1962 et constitué en association reconnu d’utilité publique par le gouvernement algérien, a pour but la reconstitution des fonds des livres de la B.U. par dons, achats,… et la reconstruction du bâtiment. La durée de cette association est illimitée.

Le Comité comprend :

  • Un bureau exécutif : C’est à ce bureau que revient l’administration du comité tout entier. Il est composé de sept membres. Il désigne parmis ses membres :
  • Un président
  • Un Vice président
  • Un secrétaire général
  • Un secrétaire adjoint
  • Un trésorier
  • Des chargés de missions.

     Il se réuni une fois par semaine et la présence de quatre membres suffit et est nécessaire pour la validité des délibérations.

  • Un comité national comprenant les comités locaux et régionaux
  • Des comités  étrangers

       Dans ces comités, il y a des membres honoraires et des membres actifs. Ils ont l’initiative d’organiser toute action leur permettant de regrouper les dons pour la Bibliothèque . Ces comités nationaux et étrangers travaillant en étroite collaboration et coordonnant avec le C.I.R.B.U.A.  

Organisation financière :

      Le bureau  vote le budget de l’exercice annuel et il contrôle la gestion des finances. (Article 12). Ces recettes annuelles se composent des cotisations et des souscriptions ,Des subventions de l’Etat, des départements, des communes et des établissements publics ,Du produits des libéralités des ressources crées à titre exceptionnel et s’il y a lieu avec l’agrément de l’autorité publique.

     Les délibérations concernent l’acceptation des dons et des legs doivent obéir aux dispositions législatives. En général , le comité peut décider la dissolutions de l’association s’il estime que  son but est atteint, néanmoins, cette décision ne peut être prise sans l’approbation du ministre de l’éducation nationale.  

    En cas de dissolution, l’article 21 du statut stipule que la totalité des biens est dévolue de plein droit à la Bibliothèque de l’université

Action du C.U.R.B.U.A. :

    Le 30 janvier 1963, la presse parlée, et écrite diffuse un communiqué de monsieur le Ministres  rappelant que le Comité est  le seul habilité à recevoir les dons en espèces et en nature pour la reconstitution de la  Bibliothèque le C.I.R.B.U.A. lança à chacune des rentrées scolaires (1962- et 1963 ) des campagnes d’information et souscriptions, par voie de tracts et d’affiches, organisa des galas culturel et sportifs auxquels assistaient les hautes personnalités politique, scientifique et culturel et il fit de l’anniversaire de l’incendie « une journée internationale de la bibliothèque universitaire » ainsi  que « la semaine du livre en Algérie ». Toute ces manifestations étaient axées sur le livre te les bibliothèques en Algérie.  

    Au premier anniversaire, des affiches et une documentation sur la « journée internationale de la B.U. d’Alger et sur le C.I.R.B.U.A. «  furent envoyées à tout les établissement scolaires et les administrations algériennes ainsi qu’aux universités et bibliothèques étrangères. Des cours sur les bibliothèques et le rôle du livre dans l’Algérie nouvelle furent données dans les établissements scolaire et un colloque télévisé fut organisé. Et au 21 mars 12963, le C.I.R.B.U.A. a pu récolter quelques « 20.000 livres émanant de tout les horizons : Des personnalités politique (Roi du Maroc,  ambassades de Syrie, Egypte, France, Chine,…) des personnalités culturels et scientifiques : H.PERES, EMERIT, Union des écrivains du Maghreb,…) des institutions et organisme culturels (Université de Damas, Du Caire, du Vatican, de Paris,…) des bibliothèques sont envoyées des listes d’ouvrages laissant le choix au C.I.R.B.U.A. et des entreprises se sont mis à la disposition du Comité pour le transport des dons de l’étranger vers Alger.

     Mais le plus important, c’était l’argent. Le gouvernement algérien ne pouvait consacrer tout un budget pour la reconstruction du bâtiment et la reconstitution des fonds, des tâches plus urgentes dans d’autres secteurs étaient « plus » prioritaires. Le pays avait besoin d’écoles, d’usines,, de justice sociale, les milliers d’orphelins, des veuves à prendre en charge ,…mais ceci ne l’avait pas empêcher d’attribuer «  500 millions d’A.F. » comme  premiers tranche pour la reconstitution et la reconstruction de la B.U. ajouter à cette somme les dons émanant des ministères ou des personnalités politiques algériennes. Certes des étrangers ont contribués financièrement : telle la Fondation scientifique américaine FORD qui avait dépêcher un bibliothécaire et mis à la disposition de la B .U. une somme de 6000 Dollars.

    Le pape Jean XXII offrit  500.000A.F. « mais , dira monsieur BOUAYAD, ce qui nous intéresse avant tout ce sont les dons en espèces ou offres d’installation de matériels. A quoi nous sert d’avoir des livres si nous n’avons pas ou les mettre ? avant tout, il nous faut de l’argent pour reconstruire la bibliothèque et les travaux se chiffrent à plus d’un Milliard A.F. Le gouvernement a fait un gros effort mais n’a pas les moyens de tout avancer, c’est  la raison pour laquelle nous avons fait appel à l’opinion  internationale. Pour nous, il est plus important de recevoir un chèque nous permettant d’acheter un sac de ciment que des livres qui seront démodés lorsque le bâtiment aura été refait et que les étudiants pourront lire et utiliser ce livre » (68)  

     L’Argent était le seul souci du comité. Le peuple dans sa totalité, habitué à donner dans ces années là, contribua, c’était l’époque  du  »  Fonds nationale de solidarité » , mais on ne pourra jamais rassembler ne fusse que le quart de la somme  estimée pour la reconstruction du bâtiment. « Les fonds sont particulièrement important pour nous, puisqu’ils nous permettent d’acheter des livres, dont  nous avons extrêmement besoin «  précise monsieur BOUAYAD ( 69 )  et puisqu’on recevait des livres, mieux valait en profitait mais exiger alors. L’Union Générale des Etudiants Musulmans Algérien (U.G.E.M.A.), répondant à  l’appel du C.I.R.B.IU.A. lança un appel aux organisations estudiantine : » Les besoins sont doubles, leurs expliquent-ils : les sommes rassemblées serviront à la reconstitution de la B.U. et à l’achat du matériel. Dans la mesure du possible, les livres devront être  en, langue arabe ou langue française mais un nombre limité de documents en anglais, et en espagnol seront seraient également bien accueillis. Naturellement les manuels sont de première nécessité. Les livres d’intérêts général sur les questions sociales, politiques, économiques et culturels, les Atlas, livres de sciences, livres d’histoire , manuels de dissertation et souscription à des périodiques d’intérêts didactiques et général seraient très appréciés.  En rassemblant livres et journaux, les unions nationales devraient tenir compte du fait que la B.U. n’est pas une bibliothèque publique générale, mais bien une dépendance de l’université et que ce sont donc les publications susceptibles de renforcer les programmes universitaires qui lui font défaut « (70 )

     Les livres affluaient de tout part vers les locaux de la B.N. d’Alger, siége du comité. Les envois se faisaient presque quotidiennement sans qu’on tiennent compte des besoins propres à une B.U. en général et surtout dans le cas précis  de la B.U. d’Alger, structure scientifique et culturelle d’une Algérie nouvellement indépendante avec ses options idéologiques politico- culturelles définit par la charte de Tripoli et d’Alger, d’ou cette remarque d’une bibliothécaire : » Les amis qui nous offrent des livres, oublient qu’une B.U. est quelque chose de très particulier , de très technique, ils nous envoient des livres intéressants pour une bibliothèque normale mais qui ne sont pas utiles aux étudiants ou aux professeurs » (71) Mais c’est le matériel qui faisait défaut et le C. I.R.B.U.A. continuait a espérer  que « tout les pays riches répondraient en nous envoyant de l’argent mais aussi des offres d’installation. Si  quelqu’un veut nous offrit des chaises, c’est très bien, si un autre organisme se charge des rayonnages métalliques c’est encore mieux. Il est évident que les amis étrangers qui songent à notre pays ont  milles autres soucis…et pourtant la B.U. jouera un rôle très important dans l’avenir de notre pays…Les anglais nous ont offert un   appareil pour lire les microfilms c’est un don très intéressants …» dira le président du C.I.R.B.U.A. (70) «  Fin 1963 début 1964, le comité a pu recueillir quelques soixante milles (60000) livres, alors que l’aide internationale s’estompait de plus en plus «  (72)

      Le 8 juin 1964, la première pierre pour la reconstruction du bâtiment de la B.U. fut posée. Le C.I.R.B.U.A., malgré la clarté de ses objectifs formulé au procès verbal  de l’assemblée constitutive du 19.12.1962 stipulant que les objectifs du C.UI.R.B.U.A. sont « la reconstitution des fonds…. Et la reconstruction des locaux détruits le 7 juin 1962 », n’a pas participer aux réunions et décisions prises et relatives à la reconstruction du bâtiment. Le président du Comité  n’assisteras qu’à deux réunions du conseil rectoral de l’université d’Alger.

      Ainsi le C.I.R.B.U.A. grâce à l’extraordinaire travail et efforts fournis par les membres de son bureau, obtins des résultats considérables. Résultats obtenus beaucoup plus grâce à l’aide nationale et le gouvernement qui a assumé presque  la totalité des besoins qu’a laide internationale qui malgré ses intentions n’a pu atteindre le but espérer par le comité.

     Officiellement, le C.I.R.B.U.A. a cesser ses fonctions en 1965 selon son ancien président, Monsieur BOUAYAD administrateur de la Bibliothèque nationale mais la B.U. continuait à recevoir de rares envois.  

     Dans  une lettre du conservateur de la B.U. d’Alger, Mlle.BLUM, datée du 12.11.1963 dans laquelle elle demandait un additif au budget car «  ne pouvant compter  avec certitude sur l’aide du C.I.R.B.U.A. »

     Aujourd’hui, à la date du 31.12.1984 , la situation financière émanant du « Trésor Public » nous fait savoir que le compte de dépôts numéro 3327/81 au nom du C.I.R.B.U.A. tenu par la trésorerie  principale d’Alger est la suivante :

  • SOLDE CREDITEURS EN CAPITAUX : 119 737.87.
  • INTERETS LIQUIDES EN TAUX DE 01% : 981.18.
  • SOLDE A NOUVEAU : 120 719.05 .

     C’est la somme d’argent réunie par le C.I.R.B.U.A. durant sa compagne. Cette somme qui n’a presque  « servit à rien , dort actuellement t dans un compte, narguant les efforts fournis par le comité et ceux qui ont prit a cœur son action et qui est plus qu’une aide mais un symbole, n’attend qu’une signature pour être retirée et servir a fournir à la B.U. ce dont elle a besoin aujourd’hui. Mais…pourtant l’article 21 su Statut du C.I.R.B.U.A. est on ne peut plus clair : » En cas de dissolution, la totalité des biens est dévolue de plein droit à la bibliothèque de l’Université d’Alger ».

      Enfin , nous avons jugé nécessaire de conclure ce chapitre par ce témoignage du président  du comité paru au  journal El Moudjahid du 13 juin 1963 : » Les résultats obtenus jusqu’à ce jour sont extrêmement encourageants. Dés sa naissance, le C.I.R.B.U.A. a lancé un appel au peuple algérien et à l’opinion internationale  quatre vingt cinq milles 85000 volumes ont été déjà collectionnées ainsi que d’appréciables sommes d’argent qui ont l’avantage de nous permettre l’acquisition d’ouvrages spécifiquement universitaire.

      A tous ceux qui ont contribués à la Reconstruction des bâtiments et à la reconstituion des fonds de la Bibliotheque Universitaire d’Alger, nous disons simplement MERCI .

2. La Reconstitution des fonds

            Etymologiquement, reconstitution veut dire entre autre : « rétablir dans sa forme, dans son état d’origine (en réalité ou par la pensée) une chose disparue ».Dans le cas de la bibliothèque universitaire d'Alger, peut-on parler de reconstitution?.

            L'opération ne se limite pas au bon vouloir des gens, mais elle est aussi liée et dictée par un éventail de données qu'il faut prendre en considération.  Un livre détruit est un livre irrécupérable pour plusieurs raisons: techniques, scientifique voire même politique, il est soit épuisé, soit dépassé ou il ne répond pas aux « normes idéologiques » du pouvoir.

          Le fonds de la B.U. d'Alger, est un fonds anciens acquis au nom des exigences scientifiques et politique d'une période donnée.  Il répond aux besoins d'un enseignement mis en place par et pour un ordre. Reconstitution de tout les fonds?, d'une partie?.  Pour cela il fallait concorder la marche de la B.U. aux nouvelles orientations de l'Université algérienne.  La reconstitution de la B.U. d’Alger après l'incendie, devait donc répondre à la nouvelle optique de l'enseignement supérieur d'une Algérie indépendante.  Et l'Algérie indépendante hérita en sa première rentrée scolaire d'une "université durement touchée par les incidences de la révolution, une université abandonnée par la moyenne partie du corps professoral, désertée par ses étudiants, réduite au silence ... "(73 ).

            Le pays avait besoin de cadres pour diriger cotte Algérie nouvelle, la réorganisation de l'Université était nécessaire, une réorganisation fondée sur l'application de l'idéologie dominante.  Des mots nouveaux apparurent alors dans cette Université: Démocratisation, Algérianisation, réforme des structures et coopération.  Ces quatre impératifs entraînèrent avec eux un certains changement, tel que l’augmentation du nombre d'étudiants (Voir tableau III en annexe), création do nouvelles écoles (Ecole d'interprétariat, Ecole nationale polytechnique) ... La bibliothèque de l'université devait être réorganisée elle aussi, sa reconstitution allait prendre en compte toute ses données et c'est dans cet état d’esprit que s'est faite la reconstitution.'

            La première tranche ou étape de la reconstitution commença sur le terrain. « On ne peut s'arrêter sur les destructions et ne rien faire en attendant que nous ayons reconstitué le fonds.  Il faut partir des réalités et de ce qu'il nous reste.  L'important actuellement est de sauver les livres qui n'ont pas brûlés » ( 74 ).

            Le premier travail scientifique qui fut fait, c'est naturellement de savoir le bilan exact des dégâts et pertes, sauver les livres que le feu épargna, et retirer ceux qui pourrissent dans l'eau.

            On avait procédait au recollement, inventorier tous les ouvrages cote par cote.  La disparition de quelques registres ou leurs mauvais état poussa le personnel a utiliser des feuilles volantes en guise de registre d'inventaire ou l'on relevait uniquement les cotes.  Les ouvrages inventoriés étaient mis dans des caisses selon leur ordre numérique de façon a ce que les caisses deviennent des rayons qui superposées l'une au dessus de l'autre, reconstituent une sorte de travée de fortune.  Le personnel faisait deux voyages par jour et transportait quelques 800 caisses de l'université d'Alger vers le port d'Alger.  Les ouvrages récupérés de l'eau, après les avoir exposés au soleil dans la cour principale de l'université furent également transportés dans des caisses à la même destination. Là les ouvrages furent traités à la station de dessiccation pour les dessécher et supprimer toute trace d'humidité, ensuite, on les passa à l'autoclave, appareil servant à stérilisé et ce afin de détruire tout insecte nuisible au papier.

            Le manque de personnel qualifié, (malgré la présence de Melle BLUM,  bibliothécaire qui a rejoint le groupe en coopérante et qui, selon les dires, dotée d'une conviction surprenante dirigea la reconstitution de la bibliothèque universitaire d'une façon extraordinaire) ne constitua pas un obstacle.

           Une fois les livres desséchés, désinfectés, on les transporta dans leurs caisses vers les locaux mis à la disposition de la B.U, à la B.N. d'Alger les caves du lycéeOkba, le lycée Omar Racim.

        A la rentrée universitaire 1963, une salle de travail à la faculté des lettres, fut aménagée et la bibliothèque y installa des bureaux, aménagea une salle de travail et un petit magasin, ce qui permis aux enseignants de l'université de travailler et de consulter les livres de la B.U. Les étudiants eux, étaient obligés de se diriger vers la B.N. d’Alger: «  Nous avons réussi a organiser une salle de lecture, pour les professeurs.  Les élèves eux, malheureusement doivent aller à la B.N. et lorsqu'ils ne disposent que d'une heure entre les cours c'est impossible » (75).

            Le travail à la B.U, était affolant, Le personnel dispersé entre plusieurs tâches.  Il fallait inventorier les livres, les évacuer, en faire les communications, réorganiser le système, pointer les listes d'acquisition et celle des collections et ouvrages de bases qui existaient au fonds et contrôler leur existence ou leur disparitions en vue de leur rachat et de leur reconstitution intégrale, vérifier les concordances entre les fichiers, les registres et les ouvrages qui furent récupérés, retirer les fiches des ouvrages brûlés et tout cela avec un personnel se limitant à « 01 conservateur en chef, 03 bibliothécaires (dont un pour la langue arabe), 02 sous bibliothécaires (Etudiants travaillant à mi-temps), 01 commis, 02 sténo-dactylos, 01 employé de bureau et une dizaine de gardiens et magasiniers » (76).

            Une fois le recollement terminé, on procédait aux vérifications et concordances entre les livres manquants, les registres et les fiches du fichier, voir si les collections et les suites sont complètes, si telle série s’arrête à tel numéro ou elle a été détruite: « parfois nous trouvons une fiche et nous croyons être sur une piste, nous essayons de prendre contact avec ceux qui travaillaient là, mais ils ne répondent pas.  Il faut re-ficher, reclasser, c'est un travail de plusieurs années » (77).

            En même temps, les ouvrages reçus dans le cadre du C.I.R.B.U.A. et déposés dans les locaux de la B.N. sont soumis aux tris.  La B.U. retire les envois les plus intéressants, les catalogue et les place dans les magasins de la salle, de travail mis à sa disposition à la faculté des lettres.  Le reste sera enregistré et traité au fur et à mesure des possibilités. 

          Ces dons, quelque soit leur ampleur ne peuvent reconstitué le fonds de la B.U. d’Alger Aussi, un procéda pour les compléter à des achats des livres et ce grâce au budget que l'université mis à la disposition de la bibliothèque mais: « il ne s'agit pas d'acheter les mêmeslivres dont se sert Paris.  Tout dépend de l'orientation que l'on veut donner à l'université, de la suppression ou de la création de nouvelles disciplines... » (2),d'ou le retard dans les acquisitions.  Non seulement, il fallait acheter en fonction de l'orientation de l'université mais il fallait aussi vérifier les dons des ouvrages afin de ne pas encombrer les fonds des doubles exemplaires parfois inutile.  Il fallait également avec la création d'un fonds arabe indépendant des autres services et fonds, retirer les fiches des ouvrages en arabe des fichiers et les réenregistré, ré cataloguées.

            Pour la communication de tout le fonds, les fichiers étant transférés dans la nouvelle salle de lecture, les lecteurs remplissaient leurs bulletins de communication et les déposaient chez le préposé au bureau de prêt.  Munis de tout les bulletins de communication déposés dans la journée, le préposé fait la navette dans une voiture mise à sa disposition, entre les différents lieux ou sont déposés les ouvrages de la B.U, ramène les livres demandés par les lecteurs qui le lendemain, les retireront.

        Ce furent la les grandes tâches quotidiennes auquel firent face l'ensemble du personnel de la B.U. durant l'opération de reconstitution de la bibliothèque.  Nous allons procéder à l'étude de cette reconstitution par fonds ou type de afin de faire ressortir les particularités de chacune d’elle.

A. Monographies:

            La disparition de certaines collections, des cotes, le système d’enregistrement ancien ne répondant plus aux besoins de la nouvelle B.U, la création d'un fonds arabe, l'existence de quatre facultés et enfin les raisons d'ordre matériel et aux fins de faciliter la distribution des fonds et leurs fichiers vers les différents instituts de l'université, entraîna naturellement des modifications au système d'enregistrement des fonds de la B.U. d'Alger. Un nouveau système alpha numérique cette fois ci vit le jour, ou la discipline est la pierre angarie.  La lettre alphabétique représente et résume les quatre grandes disciplines existantes à l’université d'Alger et, chaque discipline a une couleur propre (pour les fiches et ce en vue de faciliter un éventuel transfert de fonds vers telle ou telle faculté) :

·         Lettres = L.= Fiche jaune.

·         Droit = D = Fiche bleu.

·         Sciences = S = Fiche verte.

·         Médecine  = M = Fiche rose.

            De l'ancien système d’enregistrement et cotation, on a gardé le principe du format et des tranches numériques. Ainsi de nouvelles tranches ont été réservée aux différentes disciplines et selon le format pour ce type de documents.  La tranche numérique allant de:

  • 4000 à 5799 est réservée pour les petits et moyens formats de moins de 30 cm.
  • De 5800 à 5949 poux les grands formats (3o cm. et plus)
  • De 7950 pour les brochures (moins de 100 pages).

            Mais vers les débuts des années 1965, la tranche numérique relative aux ouvrages de lettres du formats de moins de 30 cmfut complète, on a ouvert une autre tranche allant de 5990 à 7950.  Le système ne répondant, plus aux besoins de la bibliothèque fut rejeté et remplacé par un autre du même principe, arbitraire certes mais lui permettant une certaine élasticité à travers le temps (du moins jusqu'à 60000).  Ce système continue a servir jusqu'à nos jours.

  • De 01 à 3999est réservée aux publications en série (collections).
  • De 4000 jusqu'à 60000 est réservée aux ouvrages dits "isolés".

            Si la tranche réservée aux publications en série ne tient pas compte du format, la tranche réservée aux isolés elle, elle en tient compte. Ainsi, chaque discipline aura quatre registres d'entrée inventaire

  • 01 registre pour les publications en série.
  • 01 registre pour les ouvrages in 12' (format allant jusqu'à 20 cm.).
  • 01 registre pour les ouvrages in 8 (Format allant de 20 cm. à 25 cm.)
  • 01 registre pour les ouvrages in 4' (Format allant de 25 cm. et Plus).

            Les anciens ouvrages récupérés après l'incendie ont gardés leur ancienne cote et les fiches se trouvent également au niveau dos deux fichiers auteurs/matières d’avant et d'après 1952.

            Avec le temps, on a procédé au décote ment des ouvrages enregistrés selon le système de 1963-65 Pour les intégrés dans le nouveau fonds en les réenregistrant aux nouveaux registres de l'actuel système, (l’opération a durée jusqu'aux années 1983, pour le fonds arabe, toute la partie subsiste).

            Le même principe et la même évolution a été suivi par le fonds arabe seulement la discipline est précédée de la lettre « A » (Arabe).

            Les registres utilisés sont numérotés d'une façon chronologique.  C'est le numéro d'entré inventaire mais aussi la place de l’ouvrage dans les magasins.  Les registres se présentent de la façon suivante :

N° entr

Date

descrpt.ouvr

aut titre editi

Lieu.Date

D’editio

Nbr.Vol.

For

Rel

bro

Orig

Vend

Don

ech

 Prix

Cote

Obs.

            L'enregistrement des collections ou publications en série est différent de l'enregistrement des isolés.  Dans le registre, on n'inscrit que le titre de la collection.  L’enregistrement des titres à l'intérieur de la collection se fait sur fiches grands format (aux quatre couleurs pourdisciplines) et classé alphabétiquement au fichierspécial.  Chaque ouvrages a un double signalement (fichier Auteur/Matières).

 

            Pour les monographies, la reconstitution du fonds ne s'est pas faite au sens propre du terme. En effet, les livres perdus ne furent pas toutes réacquis une deuxième fois exception faite pour les ouvrages de bases trop utilisés (dictionnaire, encyclopédies, ouvrages de références ... ), les donateurs, faute de listes, n'ont pu envoyer d'ouvrages dont la B.U. avait besoin.  En plus iln'était pas question de vouloir reconstituer les collections dans leurs totalité.  Le fonds général de la B.N. d’Alger étant a forte dominance littéraire, "la B.U. se consacrera elle aux sciences exactes..."(78) et c'est aussi l'avis de la commission française qui pense que:" la B.N. accorde une place prééminente aux sciences humaines, la B.U. pourrait ainsi orienter d'avantage ses achats vers les disciplines scientifiques et médicale".

B. Thèses:

            La reconstitution du fonds des thèsesfut assez facile (exception faite pour les thèses d'Alger).  Les universités françaises ont pu reconstitués par les envois des thèses, la presque totalité du fonds détruits (Paris, Caen, Dijon).  Le système de cotation n'a pas changé et les universités ont gardés leur numéro de cotation initial, exception faite pour les cotes brûlées dont le fonds a été reconstitué: 75080 – 70083 - 70009 qui sont maintenant au 170063 - 170009 et 175080.

            Le tableau que nous présentons ici, explique le nombre d'envois de thèses à la B.U. par universités de 1963 à 1968.  Le lecteur remarquera le nombre de thèses provenant de Paris ( qui a essayer de reconstituée le fonds par les mêmes titres (commercialisés ou non).  Pour le nombre de thèses d'Alger, ils'agit plus que de dons de personnes ou organismes pour reconstituer le fonds de ce type de documents.

Université

Lettres

Droit

Sciences

Medecine

Pharmacie

Total

Aix Marseille

05

19

23

102

0

149

Alger

32

04

16

117

09

178

Amiens

0

0

0

21

0

21

Amesterdam

11

08

74

23

0

116

Angers

0

0

0

19

0

19

Bâle

51

30

256

299

0

636

Berne

48

151

95

257

18

569

Besonçon

0

 

09

0

0

9

Bordeaux

01

32

0

419

0

452

Caen

03

03

35

0

0

41

Clermont-Ferrand

01

01

65

172

37

276

Copenhague

17

04

27

66

0

114

Dakar

0

01

03

15

0

19

Delft

0

0

33

0

0

33

Dijon

02

0

35

25

0

62

Fribourg

42

185

15

0

0

242

Genéve

28

105

108

271

11

523

Grenoble

0

0

515

175

0

690

Gröning

10

0

49

19

0

78

Helsinki

18

0

33

60

0

111

Lausanne

05

26

47

60

0

138

Leyde

30

06

143

33

0

212

Liége

0

0

14

19

0

33

Lille

04

02

30

37

09

82

Louvain

01

04

03

29

 

37

Lund

14

04

08

17

0

43

Lyon

07

15

413

1658

73

2166

Montpellier

03

10

70

0

0

83

Nancy

0

12

141

38

10

201

Nantes

0

17

0

12

04

33

Paris

750

157

1806

4170

0

6883

Poitiers

04

0

39

0

0

43

Reims

0

0

0

08

0

8

Rennes

18

13

82

06

02

121

Stokholm

58

03

01

160

0

222

Strasbourg

26

18

230

440

35

749

Tananarive

0

02

0

0

0

2

Toulouse

13

54

137

1087

34

1325

Tours

0

0

0

136

0

136

Tunbungen

38

43

38

845

0

964

Turkuy

07

0

16

25

0

48

Upsal

46

03

22

30

0

101

Utrecht

59

04

163

39

0

265

Zurich

305

202

280

452

0

1239

Total

1657

1138

5074

11361

242

19472

C. Périodiques :

            Le fonds n'a pas été touché du moins gravement.  Les titres de périodiques qui ont été détruits par l'incendie n'ont pu être réacquis dans leur totalités mais on a pu renouveler quelques uns.  Les numéros détruits ne furent pas reconstitués.  Des lettres ont été envoyés aux différentes adresse de périodiques leur demandant d'accepter l'envoi d'un abonnement gratuit à titre de contribution à la reconstitution de la bibliothèque universitaire.

            Le système de cotation a gardé la tranche numérique qui lui était réservée initialement (de 60000 à 69999) mais ne tient plus compte des formats.  Aussi, il a été décidé de continuer l'enregistrement de nouveaux périodiques à partir de 64000.  Les quotidiens, pour des raisons d'ordre matériel, furent inscrits à partir des 66000.

            Pour le fonds arabe, les périodiques ont eu une nouvelle tranche totalement différente de l'ancienne tranche; tenant compte du format, à partir de 304000 fut réservée pour les formats de moins de 30 cm, et à partir de 400000 réservée aux formats de plus de 30 cm.

            Les autres types de documents (collections spéciales : manuscrits, cartes, livres anciens), n'ont pas été touchés par la reconstitution.  Les quelques manuscrits qui restent, se trouvent en très mauvais état dans l'atelier de reliure.  Les cartes attendent jusqu'à présent leur tour pour une réorganisation et les livres anciens gardant leur cote, n'ont bénéficiésd'aucun traitement durant la reconstitution et furent placés dans les magasins avec les monographies.

D.Les Fichiers:

            Les fichiers ont subit un contrôle afin de vérifier les entre les fichiers et les magasins. Au départ, on s'est contenté de mentionner au crayon sur les fiches l'état du livre « brûlé »  ou « mauvais état ».  Plus tard, on procéda au retrait systématique de ces fiches qui sont classées actuellement à part dans un fichier.  Mais l'opération n'a pas été poussé a bout par manque de personnel et par priorité de travail mais aussi par manque de sérieux et de rigueur, Certaines fiches d'ouvrages brûlés sont toujours au fichier (d'avant 1952) ainsi que les fiches d'ouvrages en arabe (fiche translitérée ). Un fichier pour les thèses en médecine auteurs et matières fut mis en place à la salle de médecine et de sciences.

            En conclusion, ce que nous pouvons dire de la reconstitution, c'est qu'elle n'a pas été mené jusqu'au bout.  La grande majorité des fonds n'a pas été remplacé et les fichiers constituent un obstacle entre l’usager et l’information.

            Le système d'enregistrement ayant été choisi a priori, ne présente pas une élasticité pour permettre à la bibliothèque universitaire d’Alger d’apporter des modifications suivant l'espace disponible et la répartition des ouvrages par ordre méthodique ne respectant plus les limites respective de chaque section, ne correspond plus aux exigences actuelles (développement des sciences...).

E. Les services :

            Avec la reconstruction du bâtiment, la bibliothèque s’est dotée d’unesérie de bureaux, ce qui lui a permit  déjà et matériellement un certain espace.  Le rôle de la bibliothèque, sa mission ont décidé du nombre de ces services.  Ainsi la bibliothèque s'est organisée en:

  • Secrétariat.
  • Service des acquisitions.
  • Service d'enregistrement  (de collationnement).
  • Service des périodiques (en langues étrangères).
  • Service des thèses.
  • Service des échanges inter bibliothèques.
  • Service de prêt inter bibliothèque.
  • Atelier de restauration et de reliure.

  3. La Reconstruction du Bâtiment:

            a construction d'une bibliothèque universitaire, surtout dans le cas de la B.U. d'Alger, demande un examen trop approfondie du fait de son passé, de ses fonds et de la place qu'elle occupe dans l'université toute entière.

            Cette construction nécessite qu'on tienne compte des données internes et externes à son environnement, entres autres des principes généraux d’organisation, des moyens anciens et nouveaux à mettre en œuvres, du rôle auquel sera appelée à jouer cette institution, service commun des facultés de l'unique université algérienne en ces débuts d’indépendance, de son orientation, de sa situation géographique, de l'importance et des caractéristiques de ses fonds et par delà leur continuité, de son public, des possibilités budgétaires et enfin et surtout de la compétence de son personnel.

            La reconstruction de la bibliothèque universitaire d'Alger aurait pût être cette occasion grâce à laquelle on supprimerai à jamais  et ceci par une organisation bibliothèconomique rigoureuse et une architecture adéquate propre aux Bibliothèques Universitaires , le problème de l’ éxéguité des locaux.

            La nouvelle bibliothèque de l’Université  d’Alger a changé totalement, mais elle se retrouve aujourd’hui , quarante deux ans après sa reconstruction, confrontée aux mêmes problèmes vécus par l’ancienne B.U. d’avant l’incendie, c’est à dire l’éxéguité . Reconstruite sur les bases de l’ancienne, réaménagée ça et là «  ces réserves de livres contiendront un million de volumes environs, ce qui nous  laisse  une marge d’accroissement pour les dix années à venir «  (79)

            Ainsi , ironie du sort , si durant la  construction de l’ancienne Bibliothèque, en 1887, Monsieur Jules FERRY lança  « Voilà une salle manquée, quel dommage ! », on peut tirer la même conclusion et impression de l’intervention du conservateur en chef de la B.U. de 1968 à propos de la marge  d’accroissement limitée aux  dix premières années à venir :« Une bibliothèque doit être conçut pour fonctionner pendant une période de quarante ans à cinquante ans en y apportant en temps voulue, les aménagements dictés pas les changements dans les conditions de travail » et actuellement, la position topographique  du bâtiment s’oppose à toute extension, tout  comme la première. Aussi, sommes nous tenter de dire  « restauration » du bâtiment au lieu de reconstruction.

            Le 08  juin 1964, à l’occasion du deuxième anniversaire de son incendie, la première pierre pour la « reconstruction «  de la B.U. fut posée. Bâtit sur l’ancienne , mais entièrement rénovée, tirant  parti au maximum des locaux existant, d’une nouvelle architecture et esthétique le nouveau bâtiment occupant une surface totale de 5560 mètre carré (M²) est toujours situé au centre de l’université, mieux, ces locaux occupent toute la façade du bâtiment qui fut initialement l’université d’Alger. Il fait face au Nord-Est.

            De nouveaux locaux furent construit et les anciens, bénéficièrent d’une exten,sion en occupant des locaux appartenant anciennement à d’autres facultés.

            Elle se compose de deux 02 grandes salles de lecture pour les étudiants et une petite salle pour les enseignants, d’un magasin à deux niveau au dessus des salles et d’un autre à deux niveau  également au dessous des salles, en plus des deux anciens magasins situés aux ailes (Géologie et Médecine) qui n’ont subit aucun dégâts avec l’incendie  et qui furent intégrés dans la nouvelle architecture.

            Les travaux durèrent quelques quatre 04 années et le budget des travaux d’équipement estimé au départ à « deux milliards A.F. » (80) coûtera finalement  à « pas moins de deux milliards et demi A.F. » (81)

            Comment eu lieu la reconstruction, comment fur organisé cet espace. Il n’existe certes pas de normes complète et uniformes pour un bâtiment de bibliothèque mais cette organisation doit être soumise  à certains règles, les plus générales sont connus sous le noms des dix commandement de « Faulkner-Brown » ) a savoir : Flexibilité, Compacité, Accessibilité, Extensibilité, Variété, Organisation, Confort, Constance dans l’environnement, Sécurité et enfin Economie. Pour cela, nous nous sommes proposé d’étudier ici la reconstruction local par local, en donnant les caractéristiques techniques propre à chacun d’eux.

Salle de lecture :

            Sur les  cendres  de l’ancienne salle de lecture, haute de huit 08 mètres , deux nouvelles salles d’une hauteur chacune de moitié que l’ancienne furent  construites. Une salle pour les étudiants des Sciences Techniques et Médicales et une salle pour les étudiants des sciences juridiques et humaines. De forme rectangulaire, les deux salles  spacieuse donnant sur la baie d’Alger, sont  éclairées de façon très satisfaisante à la lumière naturelle.

La Sallede médecine et Sciences ( 1er.Etage):

            Elle occupe une surface globale de 553-27 M², avec une largeur de 13.9 M² . Elle reçoit la lumière naturelle grâce aux fenêtres qui donnent sur  le jardin  de botanique et la cour principale (Façade). Les neuf 09 fenêtres qui donnent sur la cour mesurent chacune  2.75 m. de large sur 03 M. de hauteur avec une intervalle de 2.10M entre chacune d’elle/. Du coté du jardin, douze  12 grandes fenêtres mesurant chacune 2..40M de hauteur et 1.65m de largeur. Aux extrémités de la salle, deux sanitaires d’une surface  (incluse dans la surface globale de la salle ) de 5.97m chacune. Au milieu de la salle, le bureau de communication  qui occupe une surface de  48.50M². la salle est garnie de rayonnage en bois de à dimensions multiples et réservé aux ouvrages en usuels.

            La salle est garnie de plusieurs tables occupant une surface totale de 492.83 M² et à  dimensions multiples :

  • 31 tables à 2.34  m sur 1.35m initialement numérotés pour contenir six places
  • 15 tables à 1.84m sur 1.35m pour cinq places chacune
  • 05 tables à 1.35m sur 64 cm pour deux places chacune
  • Soit une capacité de 271 places initialement prévues pour la salle de médecine

La Sallede Lettres et Droit (2éme. Etage):

            Cette salle située au deuxième étage est moindre que la première. Elle occupe une surface globale de  451.45M². D’une  longueur de 33 M² et une largeur de 113.9M². Elle reçoit la lumière par sept  grandes fenêtres qui donnent  sur la cour principale et dixcx autres fenretres qui donnent sur le jardin. A l’extrémité de la salle , une surface de 17.25M² est   réservée aux sanitaires et 16.32M² est occupée par une petite salle (initialement un fumoir puis espace pour les non voyants). Cette petite salle bénéficie de deux  fenêtres de la même dimension que ceux de la salle. Toute les fenêtres sont symétrique aux fenêtres de la salle de médecine.

            Une surface de 22.75 m2 au milieu de la salle est occupée par le bureau de communication. Les murs de cette salle sont rayonnées en bois pour les ouvrages en usuels. De la surface globale, 402..38M² est occupé par deux grands fichiers et des tables à plusieurs dimensions :

  • 19 tables à 2.34 X 1.35 de six places chacune.
  • 05 tables à 1.84m X 1.35 de cinq places chacune.
  • 08 tables à 1.60m  X 60cm d’une  place chacune.
  • 05 tables à 1.35 X 64cm de deux places chacune.
  • 06 tables à 1.25 X 95cm de quatre places chacune.

 Soit une capacité de 181 places initialement réservées aux étudiants de lettres et Droit.

La salle des enseignants :

            D’une surface de 20.60M², la salle des enseignants est éclairés par deux grandes fenêtres donnant sur la cour principale. Elle est éclairée par deux grandes fenêtres donnant sur la cour principale. Elle est entourée de rayonnage en bois. Sa capacité est de 24 places soit cinq tables à 1.83 X 1.33 de quatre places chacune et de quatre tables à 1m sur 60cm d’une place chacune.

Plus tard et au fur et a mesure de son évolution, les salles verront des chagements aussi bien au niveua du nombre de places qu’au niveau des fonctionalités.

Les fichiers :

            Initialement , tout les fichiers (sciences, Médecine, Lettres et Droit) étaient regroupées dans les meubles placées en salle de Lettres et Droit. On avait pu récupéré, après l’incendie, tout les tiroirs des anciens fichiers et les intégrés séparément (comme avant l’incendie ; fichiers d’avant 1952 et fichier d’après 1952) dans  un meuble en plus des fichiers nouveaux qui ont apparut avec la reconstruction des bâtiment et qu’on a intégrés dans le bloc de la banque de prêt en salle des lettres et droit et dans la salle de Médecine et sciences, placés justes à l’entrée des deux cotées.

            Le fichier meuble d’avant 1952 mesure 5.25m de longueur sur 66 cm de largeur  et d’une hauteur de 1.45m quand au fichier meuble d’après 1952 lui est d’une largeur de 1.30 m X une longueur de 4 m et de la même hauteur que le fichier précédant. Il est doté de 135 tiroirs doubles d’une largeur normalisée et d’un longueur de 55 cm ;Le fichier intégré  au bureau de communications  lui est doté de 45 tiroirs en bois d’une longueur de 35 cm

LES MAGASINS :

Les Magasins des sous sols :

            Ancien magasin restauré situé au dessus de la salle de lecture des sciences et médecine à deux niveaux et séparé par le hall d’entrée principale de la bibliothèque.

Le Magasins du premier niveau de l’aile gauche

            A l’entrée principale de la Bibliotheque , d’une longueur de 13.5 m X 8m.de large, éclairé en plus de la lumière artificielle entre chaque épis, par la lumière naturelle qu’il reçoit  par trois grandes fenêtres placées entre les deux niveaux d’une hauteur de 2.80m et d’une largeur de 1.75m et à trois mètres d’intervalle entre elles.

Le magasin est équipé de rayonnage métallique de plusieurs dimensions :

  • Des épis à 02 mètres de hauteur soit un total de 20 Travées à 1.45m de largeur
  • Des épis à 2.50 de hauteur soit un total de 96 travées de 1.45m de largeur
  • Des épis à 1 m de hauteur soit 09 travées à 1.45m de largeur

Chaque épis est séparé de l’autre par 83 cm d’intervalle. On y accède à ce magasin par une porte de secours et un ascenseur.

Le Magasin du deuxième niveau :

            Ce magasin est symétrique au premier. Seul les  rayonnages différent. Il n’est équipé que d’épis de 2M. de hauteur soit un total de 120 travées à 1.45 de largeur. Un escalier assure la liaison entre les deux niveaux.

Le Magasin du premier niveau de l’aile droit(en entrant) :

            Sa disposition est la même que celle du magasin  du premier niveau de l’aile gauche à quelques différences prêt : Il est éclairé par quatre grandes fenêtres de la même dimension que les précédents. Sa longueur est de 9m70 sur sur 8.70 de large. Il est équipé de rayonnages métalliques à multiples dimensions :

  • Des épis à 2.80 de hauteur soirt un total de 71 travées à 1m de largeur.
  • Des épis à 2.25 de hauteur soit un total de 16 travées à 1m de largeur
  • Des épis de 1.20 de hauteur soit un total de 06 travées à 1m de largeur

            L’autre moitié de ce magasins ,de 9.80m de longueur sur 6.30 de largeur sert d’Atelier de reliure et de restauration.

Le Magasin du deuxième niveau :

            D’une longueur de 19.80 sur une largeur de 8m. Il est équipé de rayonnage métallique d’une hauteur de 2.25m soit 159 travées de 1m. de large. Ces rayonnages sont munis d’étagères spéciales : Chaque travées a deux étagères pour les cartes et deux pour contenir les boites métalliques pour  stocker les microfilms.

            Ces magasins ne furent pas construits avec la reconstruction mais elles existaient déjà. Ils furent seulement réaménagées après restauration.

Magasins au dessus de la salle :(3éme.étage)

            Situés au dessus de la salle de lecture des Lettres et Droit, ce magasin fut également agrandi et réaménagé. Il occupe  la longueur totale du bâtiment soit une surface de 1371 M². cette surface est divisées comme suit :

  • Sanitaires :18M²
  • Chaudiéres : 16M²
  • Chambre d’aération : 11M²
  • Bloc monte livres et acsensseur : 4M²
  • Douche :15M²

Le reste soit 296 M² est équipé de rayonnage dont la dimension des épois différe :

  • Epis dà 2 m de hauteur soit un total de 1344 travées à 1.45 de large
  • Epis de 1.75 de hauteur sopit un total de 66 travées à 1.45

Une lumiére artificielle innonde ce magasin grace àaux lampes placées entre chaque épis et aux muiltiples fenetres à dimensions différentes, répartis copmme suit :

  • 12 fenetres de 1.10m X 1.40 donnant sur le jardin
  • 02 fenetres de 1.20 X 1.90 à l’éxtrémité nord des magasins
  • 36 fenetres dce 70 cm X 74 cm
  • 06 fenetres de 75cmX45cm font le tour des magasins de 70 cm X 74 cm font le tour des magasins
  • 06 fenetres de 75cm X 45cm font le tour des magasins (situé à intervalle réguilier de 03 métres).

            Aux deux ailes de ce magasin, se trouvent les deux magasins anciens (à deux niveaux chacun) qui n’ont subit aucune transformation pas même au niveau des équipements (rayonnages, electricité,…)

Magasin du 4éme.etage :

            2eme niveau des magasins situés au dessus de la salle : Ce magasin fut réaménagé de fond en comble, c’est l’ancien grenier de la bibliothèque . On a pu récupéré une surface de 768M² équipé de rayonnages à deux dimensions : Epis de 2 métres de hauteur soit un total de 771 travées de 1.45 de large et de rayonnage à 1m soit 08 travées.

            Ce magasin reçoit la lumiére artificielle, la lumiére naturelle grâce à 52 hublots d’une hauteur de 1.20 sur 10 Cm de large, donnat sur la facade principale et à 12 fenetres de 2.40 de hauteur sur 1.50 de large et à 04 fenetres de 70 cm sur 74 cm coté Jardin botanique.

            Un ascenseur , deux monte livres et un monte charge, un réseau de communications, assurent la liaison entre les différents magasins, les salles et les services.

Les Bureaux administratifs :

            Cette partie a beneficié d’une extension et d’un réaménagement. Le bureau du doyen de la faculté de droit fut integréé au batiment de la Bibliothèque.

            La surface occupée par ces bureaux est de 360M² ce qui a permit à la bibliotheque  de se doter de dix bureaux et d’une salle de manutention.

            Enfin le réaménagement des anciens bureaux en face de la salle des enseignants, a doté la bibliotheque d’un bureau de renseignement situé entre la salle  de lecture des etudiants et les bureaux administratifs .

            Toutes ces caractéristiques téchniques que nous venons de donner, nous permmettent d’avoir une idée globale du nouveau bâtiment de la bibliothèque universitaire qu’on a à la fois réaménagé, réstauré et construit. Ce qui nous permet d’avoir aussi une idée quand à sa capacité de conservation et le rôle qu’elle joue et /ou qu’elle est appeler à jouer .

            Nous avons montré plus haut que lors de l’étude de la reconstruction du bâtiment, le CIRBUA, n’avait pas participé ni prit aucune décision relative à l’architecture (selon les dires du président du Comité). Le Conseil réctoral étudia les propositions et donna son avis sur la question.

            Nous savons que l’architecture d’une bibliotheque tient compte des differents éléements intervenant dans la vie universitaire, entres autres :

  • Le développement de l’enseignement supérieur qui entraine avec lui de nouvelles sections et discplines scientifique et donc automatiquement des bibliotheques spécialisées.
  • L’Accroissement de la population estudantine
  • L’Accroissement de la population qui exerce un attrait sur les politiques d’acquisitions

Quelques soit le type de bibliotheque, on distingue toujours quatre catégories de locaux :

  • Les services intérieurs
  • Les Magasins ou espace de stockage
  • Les Salles de lecture et de travail
  • Les espaces de communications (prêt,…)

          Le tout assuré  par un réseau et une liaison rapide et aisé des ascensseurs, monte livres, télécommunications.

          Ces catégories seront oragnisées selon le type de bibliothéque, c'est-à-dire a « Accés libre » ou «  Accés indirect ».

            Ce type décidera de l’organisation de l’éspace ou seront appellées a se cotoyer : Personnel, usagers et Fonds.Dans le cas de la bibliotheque Universitaire d’Alger,dans une déclaration faite au quotidien « le peuple » du 7 juin 1963, le Ministre de l’Educattion Nationale déclare entre autres que : » …la bibliotheque Universitaire sera un cercle pour les éleves ou les lycées, le jeune lecteur aura un accées libre aux rayons… »

            Aujourd’hui, un simple regard sur l’organisation de l’espace : Disposition des salles de travail, des magasins, l’isolation accoustique, l’eclairage naturel et artificiel sont autant d’éléments en opposition aux vœux formulés ou décidés par les Autorités d’alors etrelative à » l’accés libre ».

            Autre remarque : la disposition des anitaires aux extrémités des deux salles ainsi que celle des fichiers et du Bureau de prêt et communication entraine un certain désordre par le « va et vient » qui empêche le travail et la concentration. L’inéxistence  d’une entrée de service pour le personnel qui est obligé d’emprunter le même circuit que l’usagers  ce qui crée  egalement un certain désagrément.

            Le 12 Avril 1968, en présence des Autorités politiques et des personalités étrangéres, eu lieu l’innauguration de la Bibliotheque del’Université d’Alger.



 

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